Nos ouvriers
Des têtes bien faites. Des mains qui savent faire. Et pas de piédestal.
Pourquoi des ouvriers ?
On aurait pu les appeler nos experts.
Ou nos consultants. Nos intervenants. Nos talents. Nos collaborateurs.
On aurait même pu parler d’un « écosystème pluridisciplinaire de compétences à forte valeur ajoutée ».
Mais franchement, on n’avait pas très envie.
Alors nous avons choisi de les appeler nos ouvriers.
Parce que nous aimons ce que ce mot raconte : le travail, le geste maîtrisé, les savoir-faire qui se construisent, les connaissances qui se transmettent et la fierté de fabriquer quelque chose d’utile.
Un ouvrier de la Manufacture Sociale, ce n’est pas quelqu’un qui applique une méthode décidée ailleurs.
C’est quelqu’un qui connaît son métier, qui continue de l’apprendre, qui accepte de confronter ses idées et qui met ses compétences au service d’un travail collectif.
Ce n’est pas une question de diplôme, de statut ou de place dans un organigramme.
C’est une certaine idée de l’expertise.
Une expertise qui travaille. Pas une expertise qui parade.
Des savoir-faire, pas des super-héros.
Nous n’avons pas trouvé de professionnels capables de tout faire.
Et nous nous en réjouissons presque.
Parce qu’un excellent formateur n’est pas nécessairement un excellent consultant en organisation.
Parce qu’une spécialiste de la communication alternative et améliorée n’a pas à devenir experte en droit du travail.
Parce qu’un professionnel de la prévention n’a pas besoin de prétendre maîtriser toutes les questions de management.
Et parce que reconnaître ce qu’on ne sait pas faire est aussi une preuve de compétence.
La Manufacture rassemble des professionnels aux parcours, aux expériences et aux spécialités différents.
Certains viennent du terrain. D’autres de la recherche, de la formation, de la direction d’établissements, du conseil ou de disciplines techniques.
Ce qui nous intéresse, ce n’est pas d’aligner les titres sur une plaquette.
C’est de savoir ce que chacun peut apporter à une situation.
On ne cherche pas à fabriquer des experts universels. On cherche à faire travailler ensemble de véritables savoir-faire.
Le collectif n’efface pas les singularités.
Nous ne demandons pas à nos ouvriers de penser tous de la même manière.
Ce serait même plutôt inquiétant.
Nous voulons des personnes capables de défendre une analyse, d’apporter un regard différent, de discuter une méthode et de dire lorsqu’elles ne sont pas d’accord.
Des professionnels qui savent transmettre, mais aussi écouter.
Qui prennent leur métier au sérieux sans considérer que leur parole vaut davantage que celle des autres.
Qui savent que l’expérience des personnes accompagnées, des familles et des équipes ne constitue pas un simple complément aux connaissances scientifiques ou techniques.
Elle fait partie des savoirs dont nous avons besoin pour comprendre et agir.
À la Manufacture, le collectif ne sert pas à rendre tout le monde interchangeable.
Il sert à rendre chacun meilleur dans ce qu’il sait faire, et à construire ensemble ce qu’aucun ne pourrait produire seul.
Exigeants sur le fond. Simples dans la relation.
Nous aimons les professionnels qui travaillent leurs sujets.
Ceux qui vérifient leurs sources, actualisent leurs connaissances, préparent leurs interventions et acceptent d’évaluer ce qu’elles produisent réellement.
Ceux qui savent expliquer une question complexe sans la rendre incompréhensible pour paraître savants.
Ceux qui n’ont pas besoin d’impressionner une salle pour y apporter quelque chose.
Nous ne confondons pas décontraction et approximation.
On peut être chaleureux, accessibles, parfois drôles, et parfaitement rigoureux.
On peut aussi dire à un client que sa première idée n’est peut-être pas la meilleure.
Et on doit pouvoir reconnaître lorsqu’une autre personne possède les compétences que nous n’avons pas.
Le sérieux, ce n’est pas se prendre au sérieux. C’est prendre son travail et les personnes concernées au sérieux.
Des ouvriers libres. Une exigence commune.
Nos ouvriers ne sont pas tous salariés de la Manufacture.
Ils peuvent exercer en indépendants, appartenir à d’autres structures, intervenir ponctuellement ou contribuer régulièrement à nos projets.
Nous ne leur demandons pas d’abandonner leur identité professionnelle à l’entrée de l’atelier.
En revanche, travailler avec la Manufacture suppose de partager quelques engagements : le respect des personnes, la qualité du travail, la confidentialité, la coopération, l’accessibilité et la volonté de produire des interventions réellement utiles.
Nous construisons des collaborations dans lesquelles les compétences sont reconnues, le travail est rémunéré justement et chacun connaît sa place et ses responsabilités.
Pas une armée de prestataires anonymes qu’on envoie remplir des journées.
Un collectif de professionnels que nous sommes fiers de faire travailler ensemble.
Construisons une réponse ensemble
Votre situation est singulière : la réponse doit l’être aussi.